Surveillance

Le drone civil constitue un complément, et parfois une rupture, dans les offres de sécurité.
 

Les caractéristiques du drone lui confèrent de nombreux avantages par rapport aux systèmes de surveillance actuels.

La mobilité des drones, combinée à l’homogénéité de  leur milieu d’évolution (ce qui les distingue ici des robots terrestres) permettent de se rallier rapidement des zones dans lesquelles l’observation d’une situation est aisée (notamment grâce au point de vue aérien). De ce fait, les délais d’appréciation de la situation sont bien plus brefs que ceux des moyens terrestres (patrouilles à pied ou en véhicule).

Combinée à l’emport de charges utiles performantes (détection, reconnaissance identification Jour/Nuit, à longue distance, intelligence artificielle permettant de reconnaitre, voire d’identifier automatiquement des menaces,…), cette mobilité fournit des avantages majeurs pour la surveillance et la levée de doute sur des sites sensibles.

Il en résulte que les utilisateurs de drones bénéficient, comme c’est le cas depuis longtemps dans les opérations militaires, d’une supériorité informationnelle sur l’adversaire, ce qui leur permet de mieux anticiper les situations problématiques, et de mieux engager les moyens d’intervention permettant de les résoudre.

 

L’endurance des drones reste, pour ceux dotés d’une propulsion électrique, encore problématique, mais non bloquante !

La plupart des drones étant propulsés par des moteurs électriques (solution la moins coûteuse, et la plus facile d’utilisation), leur endurance reste faible (quelques dizaines de minutes pour les drones multirotors), ce qui est limitant pour la plupart des missions où la durée d’observation est un facteur clé. Ainsi, l’état de l’art ne permet de réaliser, avec des drones multirotors que des missions de levée de doute, ou des patrouilles de durée limitée.

Pour augmenter l’autonomie des drones, et au-delà des progrès attendus pour augmenter l’autonomie des batteries électriques (notamment avec les piles à combustibles), certains constructeurs proposent désormais des systèmes captifs, où le drone multirotors est alimenté par un câble électrique de plusieurs dizaines de mètres, et mène une mission d’observation stationnaire de plusieurs heures.

Cette technologie permet de fournir des capacités d’observation temporaires, mais de longue durée, dans des zones où les caméras fixes, ou les patrouilles de police sont insuffisantes (voir cet article qui exprime ces nouveaux besoins au sein des agglomérations notamment).

La propulsion par moteur thermique permet également d’augmenter significativement l’autonomie des drones, mais sa maintenance est plus contraignante que celle des moteurs électriques, par ailleurs plus discrets à courte distance que les moteurs thermiques.

 

L’usage du drone pour les applications de sécurité ne peut se développer qu’en expérimentant, et en réfléchissant !

Au-delà de ses avantages naturels, le drone n’est pas un outil d’usage totalement anodin : il fait l’objet d’une règlementation, et comporte plusieurs exigences sur le niveau de compétences et de connaissances du télépilote (voir notre page sur ce sujet).

Par ailleurs, le drone a un coût : celui de son acquisition, de son maintien en condition, et de ses évolutions (la technologie évolue très vite, et l’obsolescence est un véritable sujet pour les drones).

Il convient donc aux acteurs de la sécurité de mener une démarche décidée, mais réfléchie, pour être en mesure de tirer le meilleur parti des capacités des drones. Cette démarche passe par la nécessité d’expérimenter des solutions (quitte à se tromper parfois…) et d’intégrer les solutions retenues dans une logique globale : celle qui comprend tous les coûts, mais aussi toutes les conséquences en organisation et en management qu’induisent les drones dans les processus de surveillance.

Voir les usages pour : la thermographie